Salle de bain & prévention des chutes
Évaluation du risque de chute et check-list de sécurité du domicile
Utilisez cet outil d'évaluation du risque de chute et cette check-list de sécurité du domicile pour évaluer le risque de chute d'un parent âgé et repérer les dangers chez lui. Répondez aux questions sur le risque de chute, cochez les mesures de sécurité déjà en place, et obtenez un niveau de risque ainsi qu'une liste hiérarchisée de ce qu'il faut corriger en premier.
Évaluation
Vos résultats
Répondez à la partie A et cochez les éléments déjà en place. Tout élément non coché devient un danger à inscrire sur votre liste de tâches.
Comment interpréter le score
Chaque facteur de risque de chute ajoute des points. Le total des points donne un score, qui se situe dans l'une des trois tranches. Une tranche plus élevée ne signifie pas qu'une chute est certaine : elle indique que les facteurs de risque s'accumulent et qu'il faut sécuriser le logement plus tôt.
| Score | Niveau de risque | Ce que cela suggère |
|---|---|---|
| 0–24 | Faible | Peu de facteurs de risque. Conservez les bonnes habitudes et réexaminez le logement chaque année. |
| 25–49 | Modéré | Plusieurs facteurs s'accumulent. Corrigez les dangers non cochés et faites le point sur les médicaments et l'équilibre avec un médecin. |
| 50 et plus | Élevé | De nombreux facteurs. Sécurisez le logement dès maintenant et organisez rapidement une évaluation clinique du risque de chute. |
Erreurs fréquentes
- Prendre une frayeur isolée à la légère : une chute dans l'année écoulée est le meilleur indicateur de la suivante.
- Sécuriser le salon mais négliger le chemin nocturne vers la salle de bain, où surviennent de nombreuses chutes.
- Garder un tapis « préféré » non fixé ; même un bord de tapis peu épais est une cause fréquente de trébuchement.
- Fournir une aide à la marche sans jamais la régler : elle est à la mauvaise hauteur et mal utilisée.
- Croire qu'un score faible dispense d'agir : réexaminez après tout changement de traitement, maladie ou nouvelle aide.
Pas un diagnostic clinique
Il s'agit d'un outil de repérage à visée pédagogique, destiné à aider un proche à identifier les facteurs de risque et les dangers du domicile. Ce n'est pas un diagnostic clinique. Les professionnels utilisent pour l'évaluation formelle des outils validés tels que l'échelle de Morse et le modèle Hendrich II. Servez-vous de cette check-list pour amorcer la discussion, non pour la remplacer.
Note de sécurité
Évoquez vos résultats avec le médecin, le pharmacien ou l'ergothérapeute de la personne, surtout en cas de chute, de score modéré ou élevé, ou de difficultés de vue, d'équilibre ou de médicaments. Un professionnel peut revoir les traitements, contrôler l'équilibre et la force, et recommander les aides et les aménagements adaptés.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Comment le score de risque de chute est-il calculé ?
Chaque facteur de risque ajoute des points : une chute dans l'année écoulée, plusieurs chutes, la prise de 4 médicaments ou plus, l'usage d'une aide à la marche, une marche instable, des troubles de la vue ou de la mémoire, les levers nocturnes pour aller aux toilettes, ou le fait de vivre seul. Le total des points place le résultat dans une tranche faible, modérée ou élevée.
Que signifient les tranches de risque de chute ?
Un score de 0 à 24 correspond à un risque faible, de 25 à 49 à un risque modéré, et 50 ou plus à un risque élevé. Plus le score est haut, plus les facteurs de risque s'accumulent et plus il faut sécuriser le logement rapidement.
Est-ce un diagnostic clinique ?
Non. Il s'agit d'un outil de repérage à visée pédagogique, et non d'un diagnostic clinique. Les professionnels utilisent des échelles validées comme l'échelle de Morse ou le modèle Hendrich II. Pour une évaluation rigoureuse, partagez vos résultats avec un médecin ou un thérapeute.
Qu'entend-on par danger du domicile ?
Tout élément de sécurité non coché est traité comme un danger : par exemple l'absence de barres d'appui, un tapis non fixé, un éclairage insuffisant ou un escalier sans main courante. L'outil compte les éléments non cochés et liste en priorité ceux à corriger.
Que faut-il corriger en premier pour prévenir les chutes ?
Commencez par la salle de bain et le chemin nocturne qui y mène : barres d'appui, tapis antidérapants et veilleuses. Retirez ensuite les tapis non fixés et les câbles, puis posez des mains courantes des deux côtés de l'escalier. La liste de recommandations classe les éléments non cochés par ordre de priorité.